Fabuleuse soirée Soul crooners ce jeudi 03 décembre 2015 au Monte-Carlo Jazz Festival avec Mario Biondi et Gregory Porter.
Dans un Opéra Garnier rempli à ras-bord (votre humble serviteur devant se contenter d’un encore plus humble strapontin, c’est dire…), se fit entendre la voix de la musique afro-américaine la plus authentique. Mario Biondi ouvrit les hostilités avec sa soul très inspirée de Barry White et Teddy Pendergrass.
Comme avec ses deux illustres prédécesseurs, le crooner italien à la voix de velours, n’a qu’un seul thème pour ses chansons : L ‘amour, toujours l’amour, sous toutes ses formes, de la passion à la déchirure. De belles chansons, parfois co-écrites avec d’illustres confrères comme Omar ou Incognito, un groupe professionnalisme dans lequel brillait en particulier le batteur Enzo Fillipini, une grande présence scénique (le bonhomme doit avoisiner les deux mètres) pour couronner le tout, le tour était joué, et le public ravi.
Lui succéda Gregory Porter, comme toujours coiffé de son immuable casquette. Lui aussi de taille respectable, il entonna de son ample voix de baryton son fameux « On the way to Harlem« , et nous tombâmes immédiatement sous le charme. Soul, jazz, gospel, blues, tout y était, « rolled into one » comme disent les Américains.
Quelques reprises bien senties, de « Papa was a rolling stone » à « Hit the Road Jack », un morceau dédié aux grandes figures de la « Great Black Music » James Brown, John Coltrane ou encore Nat King Cole, un beau duo avec son pianiste, Chip Crawford, sur « Wolf Cry ». Et aussi un hommage au Great American Songbook, avec une reprise pleine de feeling du standard « Skylark », puis il lança son fameux tube « 1960 what? «, qui eut une effet électrisant sur la foule. Une soirée qui dans son entité a pu satisfaire à la fois un large public et les aficionados les plus chevronnés.
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